Critiques littéraires, laissez Guillaume Musso, Marc Lévy et Anna Gavalda tranquilles (08/07/09)
Je n’ai jamais lu un seul ouvrage de ces trois auteurs, mais j’éprouve toujours de la sympathie pour les écrivains qui font entrer les gens dans les librairies et leur donnent du plaisir avec leurs ouvrages. Musso, Lévy, Gavalda : voilà un trio qui est régulièrement attaqué par des critiques littéraires. Voici un nouvel exemple avec l’Express, qui se plaint que Guillaume Musso et son éditeur ne souhaitent pas parler à ce média à l’occasion de la parution de son nouveau livre. Comme L’Express avait écrit une mauvaise critique lors de son ouvrage précédent, on peut comprendre que M. Musso n’ait pas envie de perdre son temps avec des journalistes qui n’apprécient pas son travail.
C’est humain de ne pas aimer le livre d’un auteur. Mais encore faut-il savoir y mettre les formes. Et puis pourquoi vouloir à tout prix publier une critique négative et casser un auteur, alors qu’il y a tant de bons livres dont personne ne parle ? Oui mais voilà, c’est plus valorisant pour un média de parler en mal d’un auteur connu que du bon livre d’un écrivain lambda qui va peu vendre.
La faute à l’actualité, afin de montrer à son lectorat qu’on la suit : il faut parler de Musso, Lévy ou Gavalda lorsqu’ils sortent un nouveau livre puisque les autres journaux ou magazines écrivent sur eux.
Depuis qu’ils vendent des millions de livres, ce tiercé d’auteurs s’en prend plein la tête : critiques sur les livres (style, histoire), le marketing des éditeurs, etc. A côté, des livres encensés par ceux qui critiquent Musso, Gavalda et Lévy ne font pas une bille au niveau des ventes.
Comme il est plus facile de détruire que de créer, j’aimerai que tous les critiques littéraires écrivent un livre afin qu’ils voient l’envers du décor : la documentation, l’écriture, la réécriture, le travail avec l’éditeur, etc. Et puis surtout qu’ils apprennent la notion de respect du travail : qu’on aime ou pas son livre, tout auteur a droit au respect. Sans compter le respect qu'on doit au lecteur, si ce dernier est content du livre qu'il a acheté et lu (mais que le critique a détesté).