Un libraire dans l'illégalité / Désillusion d'auteurs envers leurs points de vente locaux (19/10/09)
Les temps sont durs pour le commerce, aussi les tentations sont grandes de générer du chiffre d’affaires, quitte à enfreindre les lois. Une librairie de Paris propose 10% de remise à ses clients alors que pour les livres neufs, la loi Lang n’autorise que 5% au maximum. En plus, le libraire m’a demandé que les 5% supplémentaires soient à ma charge, de manière à ce que sa marge ne bouge pas. On dirait que les mauvaises pratiques de la grande distribution sur les marges arrière gagnent du terrain dans le petit commerce.
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Les auteurs sont aussi des consommateurs. Ils fréquentent souvent une librairie, une maison de la presse ou un magasin qui vend des livres. Quand leurs livres sont publiés, ils aiment bien que leurs ouvrages soient en vente dans ces magasins, près de chez eux. Eh bien, il arrive fréquemment que les libraires ou gérants refusent de prendre les livres de ces auteurs locaux, qui dépensent leur argent chez eux. Deux de mes auteurs viennent d’en faire l’expérience. Pourtant, le point de vente ne risquait rien financièrement puisqu’un dépôt était proposé, avec zéro frais de port. Mais non, cela ne les intéresse pas. Il faut croire que des commerçants n’ont pas besoin d’argent.