Le parasitisme commercial (08/12/09)
Internet est un outil qui peut également devenir une arme. Il suffit de répandre des rumeurs et des informations erronées pour créer un buzz et écorner des personnes, des institutions ou des entreprises. En matière commerciale, il est facile d’utiliser le net et de répandre de fausses informations sur des forums, des blogs, des sites afin de décrédiliser des produits ou des marques. « Tel livre, tel disque est nul, ne l’achetez pas » ; « Ce film est mauvais, n’allez pas le voir ». Ces pratiques peuvent provenir de concurrents, de collègues jaloux, de particuliers qui s’amusent à passer leur temps en dénigrant.
Le but de ces pratiques est simple : semer le doute dans l’esprit du (peut-être) futur acheteur et torpiller l’acte d’achat.
Si j’écris ce post, c’est parce que je suis moi-même victime de ce parasitisme commercial. J’étais étonné qu’Amazon ne vende plus de livre « Créer une maison d’édition » depuis près d’une semaine. Grâce à Philippe, qui m’a envoyé un mail, je sais maintenant pourquoi. Un(e) internaute a laissé un commentaire négatif sur Amazon qui ne peut que dissuader les acheteurs potentiels quand on le lit : « Ce livre est simple et simpliste. Il manque fondamentalement de précisions, de détails. Toutes les étapes pour créer une maison d'édition sont bien présentes, mais survolées ! Vide, creux, au design ultra cheap, il se garde de donner les informations essentielles. Un brin pessimiste et alarmiste, il donne cependant quelques bonnes adresses à contacter. »
Je flaire le commentaire bidon qui a pour seul but de nuire. Je pense même que la personne n’a pas acheté le livre (et ne l’a donc pas lu) et a écrit son commentaire à partir des extraits et de la table des matières disponibles en ligne ICI.
Il y a en effet contradiction entre le fait d’écrire que « Toutes les étapes pour créer une maison d'édition sont bien présentes » et plus loin « il se garde de donner les informations essentielles ». Si le livre ne donne pas les informations essentielles, comment se fait-il que des acheteurs aient pu créer leur maison d’édition depuis 2007 (le PDF existe depuis 2007, le livre depuis 2009) ? Voilà pour le premier point. Second point, j’aimerai bien connaître ces informations essentielles que je me garderai de donner. Pas vous ? C’est vrai quoi, autant apprendre de nouvelles choses sur l’édition et les partager.
A partir de la table des matières, il est facile d’écrire « Toutes les étapes pour créer une maison d'édition sont bien présentes, mais survolées ! » Watson écrit 2 pages sur ça, 3 pages sur ça, donc c’est « survolées ». Le livre a été rédigé de la façon la plus simple possible et surtout en allant à l’essentiel. Désolé, je n’arrive pas à écrire 30 pages sur la TVA.
Comment peut-on parler de « vide » alors que l’ouvrage contient des exemples chiffrés et des conseils introuvables ailleurs ? S’il y a des oublis ou des choses à compléter dans le livre, il suffit de m’en faire part pour que tout le monde puisse en profiter.
Quant au « Un brin pessimiste et alarmiste », je vous renvoie à l’introduction de l'extrait. Qui parle de nombreuses faillites dans l’édition, du peu de reconnaissance des auteurs, des risques financiers, de la faible rentabilité du secteur ? Robert Laffont et André Schiffrin. Je me contente d’avertir les personnes sur la réalité du milieu.
Si j’ai rédigé ce livre et par la suite créé ce site internet, c’est pour que de futurs éditeurs ne se retrouvent pas dans la situation que j’ai connue en m’installant : ruiné par mon distributeur après quelques mois d’activité.
C’est vrai quoi Watson, pourquoi tu perds ton temps à donner des « pseudo informations », que ce soit par le biais du livre ou du site puisque ce que tu dis c’est du vide, du vent ? Arrête d’embêter les gens.
Après tout, peut-être que des personnes ont envie de se lancer sans filet, sans renseignements, sans avertissement, et de se retrouver en faillite dans quelques mois ou années, avec les huissiers à la porte et les biens saisis.