Aux nouvelles (29/12/09)
Chaque fin d’année, c’est pareil. Des auteurs dont je n’ai plus eu signe de vie depuis un an se manifestent à nouveau. S’ils écrivent ou téléphonent, ce n’est pas pour me souhaiter un bon Noël ou une bonne année (même si ça figure dans les messages), mais pour demander combien ils vont toucher de droits d’auteur et quand ils seront payés. Requêtes bien légitimes, mais auxquelles je ne peux répondre qu’à 99%, puisque des points de vente vireront leurs paiements dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Ce n’est que début janvier que les comptes seront définitivement clôturés, avec le chiffre exact des ventes pour chaque titre.
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Dans le magazine Capital de janvier 2010, un article s’intitule « En librairie aussi, les banquiers font un flop ». D’après l’article, Georges Pauget (Crédit agricole) a vendu 1 100 exemplaires de son livre Faut-il brûler les banquiers ? alors que son confrère Charles Milhaud (Caisse d’épargne) a écoulé 1 000 exemplaires de Qui veut la peau de l’écureuil ? Ce qui m’interpelle, c’est ce qu’a répondu M. Milhaud à Capital : « Je n’ai pas écrit ce livre pour en vendre, mais pour donner ma part de vérité ». Pas sûr que l’éditeur soit du même avis, puisque Capital indique que 8 000 exemplaires ont été imprimés. Si vous êtes auteur et que vous ne souhaitez pas vendre de livres, mais juste avoir un ou plusieurs exemplaires de votre manuscrit imprimé(s), le mieux est que vous vous adressiez directement à un imprimeur. Inutile de proposer vos textes à des éditeurs si c’est pour que ces derniers perdent du temps et de l’argent. Moi je pensais que lorsqu’un auteur cherchait un éditeur, c’était pour être vendu et donc lu.
Bonne année 2010.