Bilan 2009 (06/02/10)
Comme dans beaucoup d’entreprises, l’année 2009 est une année à oublier pour la maison d’édition : baisse du chiffre d’affaires, baisse des ventes.
J’espère que l’année 2010 sera meilleure et que les titres qui sortiront permettront de regonfler la trésorerie. Cette dernière ayant diminué, l’heure est aux économies. Parmi les premières mises en œuvre de ces économies, la fin de l’envoi d’épreuves papier à l’un des deux imprimeurs avec lesquels je collabore. Je lui ai demandé s’il pouvait travailler sans. Il m’a dit ok, donc entre le papier, l’encre, les enveloppes et les frais postaux, voilà déjà au moins 300 euros d’économies. Une partie de cet argent m’a permis d’acheter un nouveau meuble de stockage dans la pièce réservée aux livres. Avec des cartons qui s’empilaient faute de ventes, il devenait urgent de trouver une solution. J’ai pris une bibliothèque avec une bonne hauteur, de quoi vider des cartons et récupérer de la surface au sol.
Les économies passent aussi par une réduction du catalogue. En cela, je suis les préceptes de l'éditeur Eric Naulleau qui témoigne dans Regards sur l’édition (voir le billet Idées reçues sur l’édition / Regards sur l’édition). Voici ce qu’il déclare à propos des réimpressions : « Si on ne vend que dix exemplaires d’un livre dans l’année, ce n’est pas viable ». Deux titres sont épuisés. Les années d’avant, je les réimprimais étant donné que les ventes suivaient. Mais là, en 2009, chute libre : moins de dix exemplaires vendus et beaucoup de mal à vendre le dernier livre. Comme je ne peux pas immobiliser de l’argent pour ces livres, je les ai retirés du catalogue.
En parlant de mauvaises ventes, plusieurs auteurs ont vendu zéro exemplaire en 2009. Là, le calcul des droits d’auteur est vite fait.