Plus d'argent après le ski ? / Tarif de correcteur (17/03/10)
C’est la question que je me pose, vu le chiffre d’affaires réalisé par la maison d’édition depuis début mars : microscopique. A croire que les lecteurs ont les finances à sec, après avoir dépensé leur argent dans les stations de sport d’hiver. Depuis plusieurs années, je constate aussi que lorsque la zone C est en vacances, mon chiffre d’affaires diminue.
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Suite au billet sur les tarifs des correcteurs, j’ai reçu un mail d’une correctrice qui m’a donné ses prix : 13,50 euros pour 15 000 signes, tout compris. Je garde les coordonnées de cette dame.
Je comprends que des nano-éditeurs ou de petits éditeurs puissent trouver ces tarifs encore trop chers et hors de portée de leur bourse. Ceci pour une raison très simple : avec de petits tirages, les petits éditeurs ont des coûts unitaires d’impression plus élevés que les structures qui impriment des milliers de livres.
On va prendre un exemple, basé sur les tarifs de la correctrice. Imaginons que le livre à corriger fasse 300 000 signes ; la correctrice facturera 270 euros. De son côté, l’éditeur a calculé qu’il lui reste une marge de 1,20 € par livre quand il gère lui-même la correction et qu’il a tout payé (imprimeur, auteur…).
S’il imprime 200 livres et fait appel à la correctrice, cela lui revient à 1,35 € de correction par exemplaire (270 € / 200). Comme il ne gagne que 1,20 € par livre, ce n’est pas intéressant et il travaille à perte (-0,15 €).
Le même ouvrage édité à 1000 exemplaires revient à 0,27 € de correction. Là, l’éditeur peut engager la correctrice : le coût par livre est faible et en plus il paie ses livres moins chers que son collègue qui imprime à 200 ex. L’économie réalisée sur l’impression permet de payer la correctrice, sans entamer sa marge.
C’est pour ça que je conseillerai aux correcteurs et correctrices d’imaginer un forfait destiné aux petits éditeurs et de prendre conscience des ressources financières dont disposent leurs clients.
Il vaut mieux avoir plusieurs petits éditeurs comme clients réguliers avec des forfaits, plutôt qu’un client de temps en temps.