Signature avec le distributeur Calibre (31/03/10)
La maison d’édition a signé avec le distributeur Calibre, dont les actionnaires sont le syndicat national de l’édition et le syndicat de la librairie française. Ce qui m’intéresse, c’est de déléguer la partie distribution à une structure adaptée aux petites maisons d’édition. A terme, cela devrait me permettre de réaliser des économies en regroupant les flux. Je pensais déjà me rapprocher d’eux en 2009. Et puis il y a eu les rumeurs sur la liquidation du Celf. Comme c’est cette société qui gérait la logistique de Calibre, j’ai laissé ça de côté.
Voilà qu’en 2010, en inscrivant une maison d’édition dans l’annuaire, je vois sur la fiche qu’elle m’a envoyée la mention « Calibre » en face de la case Distribution. Je suis donc allé aux nouvelles sur le net.
Premier contact
J’ai envoyé un mail à Calibre, afin d’avoir des renseignements. En réponse, j’ai reçu des documents de présentation : « Au service de la petite édition » et « Services Calibre ».
J’ai lu ces documents, qui correspondaient à ce que je recherchais. Un rendez-vous téléphonique est fixé et je reçois par mail un nouveau document : « Pour mieux vous connaître ». Il s’agit de trois pages que les postulants doivent renseigner et retourner à Calibre. Les éditeurs qui viennent de créer leur structure remplissent les pages plus rapidement que les autres, puisqu’ils ne peuvent renseigner un certain nombre de questions comme :
- CA éditeur sur les 3 dernières années
- Nombre d’exemplaires vendus par an
Rendez-vous téléphonique
Il a lieu avec Rémi Amar, directeur général de Calibre, et Caroline Hermoso, assistante commerciale. C’est Mme Hermoso qui m’a envoyé tous les documents ci-dessus. Les tractations entre les éditeurs et Calibre peuvent se dérouler en gros de trois manières différentes :
- rencontre dans leurs locaux parisiens.
- rencontre au salon du livre de Paris.
- rendez-vous téléphonique.
Au cours de ce rendez-vous, chaque société se présente. Ce qui intéresse M. Amar et Mme Hermoso, c’est de savoir si mes principaux clients sont aussi les leurs. Et il s’avère que oui (la SFL, Amazon…).
Reste à étudier le contrat dont je reçois un modèle par mail.
Le contrat
Il comporte 10 pages. Contrairement à d’autres distributeurs, Calibre autorise les éditeurs à conserver des points de vente en direct. On peut également affecter des taux de remise différents.
Un second rendez-vous téléphonique est fixé.
Second rendez-vous téléphonique
Là, toutes les pages du contrat sont passées en revue. Les jours de réception de la demande d’approvisionnement et de réception des ouvrages par Calibre sont définis. Deux jours sont choisis (ou plus). L’idée est d’assurer une rotation et une livraison qui soient régulières. Car je ne vous ai pas parlé d’une chose essentielle : les stocks restent chez l’éditeur.
En prenant comme jours de réception de la demande lundi et jeudi, voici ce qui se passe :
- le lundi matin, l’éditeur reçoit la commande de Calibre qui a centralisé les commandes des points de vente du jeudi, vendredi et samedi de la semaine précédente.
- le jeudi matin, l’éditeur reçoit la commande de Calibre qui a centralisé les commandes des points de vente du lundi, mardi et mercredi.
Chaque demande d’approvisionnement regroupe 3 jours (voire 4 si des points de vente ouvrent le dimanche).
En annexe A, sont mentionnés les points de vente que l’éditeur souhaite conserver en direct.
En annexe B, les taux de remise applicables aux points de vente. Un taux minimal est fixé en concertation avec M. Amar et Mme Hermoso. C’est le taux qui sera appliqué par défaut à tous les points de vente. Des taux supérieurs sont consentis à des chaînes de livres, librairies en ligne, librairies qui travaillent le fonds de la maison d’édition.
On peut choisir si on autorise ou non les retours. Dans l’affirmative, une provision sur retours est définie avec M. Amar et Mme Hermoso.
Tout a été passé en revue, ils ont tout noté. Mme Hermoso va remplir le contrat.
Je le reçois par mail. Mme Hermoso l’a complété avec les éléments dont nous avons parlé au téléphone. Tout est bon, je donne mon accord pour qu’il parte à la signature.
Contrat
Deux exemplaires arrivent par courrier. M. Amar a signé les deux. J’en garde un et je renvoie l’autre après l’avoir paraphé.
A suivre.