Il en a marre du circuit du livre (07/04/10)
Après le billet « Ils en ont marre du compte d’éditeur », en voici un à propos d’une lettre ouverte de Luc Vidal, association des éditions du Petit Véhicule. M. Vidal souhaite orienter sa maison d’édition vers la vente directe et délaisser la diffusion/distribution.
Extraits
- à propos du système de diffusion/distribution : « parce qu’il fait perdre de l’argent au petit éditeur (63% du prix du livre y est laissé au passage). En librairie, il n’y a aucun achat ferme parce qu’il y a le fameux « droit de retour ». Autant dire qu’il est impossible d’immobiliser son capital livre et de le mettre à disposition ».
- à propos de la vente directe : « En tablant sur une vente directe de 100 à 300 livres pour chaque tirage, il est possible de survivre ».
Commentaires de Docteur Watson
Les extraits incitent à la réflexion. Personnellement, je pense qu’il faut creuser un peu plus.
S’il y a des retours, c’est que les librairies n’arrivent pas à vendre et que les acheteurs ne sont pas là. D’où les questions suivantes :
- est-ce que les titres édités ont un public suffisamment large ?
- est-ce que les tirages ne sont pas trop élevés ?
Quant au système de diffusion/distribution, même si je reconnais que c’est parfois lourd et qu’il n’est pas parfait, il a le mérite d’exister. Ou alors, il faut gérer soi-même sa diffusion-distribution et garder les marges diffuseur/distributeur pour sa maison d’édition.