Auteurs, ne réagissez pas à chaud (13/04/10)
Un auteur vient de m’envoyer un courrier, après plusieurs années de silence. Voici ce qu’il écrit : « Je vous avais fait parvenir il y a bien longtemps un texte intitulé xxx que vous aviez accepté en me demandant d’y apporter quelques modifications, ajouts et suppressions de chapitres. Ce que j’ai fait… avant de déposer le manuscrit dans un tiroir, où il est resté plusieurs mois. Trop de doutes, interrogations et déceptions diverses parfois inattendus qu’il n’est certainement pas besoin de détailler à un professionnel de l’édition… Quoi qu’il en soit, et donc avec un certain retard, voilà la nouvelle version, largement revue et corrigée, de ce texte. »
Quand je lui avais demandé de modifier plusieurs choses, il m’avait envoyé un mail pas très sympathique, dans la lignée de ce dont j’ai parlé dans le billet « Pourquoi donner des explications aux auteurs ? » : il ne comprenait pas l’intérêt de mes demandes. Et puis je n’étais pas le seul éditeur, un autre prendrait sûrement le texte tel quel.
Il faut croire que non puisqu’il me relance. Et que finalement mes requêtes n’étaient peut-être pas si idiotes que ça.
Si vous êtes auteur, prenez le temps d’analyser les demandes et les conseils des éditeurs à tête reposée. N’envoyez pas des mails ou des coups de fil incendiaires si les remarques ne vous plaisent pas, car vous risquez de passer à côté de quelque chose.