Questionnaire Christian Domec
« les penchants du roseau »
http://domec.net/
roseau.penchant@orange.fr
Comment sélectionnez-vous vos manuscrits ?
Je ne publie pas uniquement les manuscrits que je reçois, mais aussi ceux que je demande – connaissant déjà l’écriture de l’auteur – sans qu’il s’agisse de commande.
Le choix va dépendre de la singularité d’une écriture, d’une correspondance avec mes rêveries, de sa coïncidence avec mes réminiscences et, bien sûr, d’une rencontre.
Combien de titres avez-vous au catalogue ?
6 livres (4 classiques, 2 livrets) – au 20 décembre 2010.
Quel pourcentage de droits d’auteur donnez-vous ?
Pour la formule classique, un volume, le droit d’auteur est entre 10 et 15 % net.
Pour la formule livret, l’auteur m’autorise la publication à titre gracieux pendant une année.
Versez-vous un à-valoir ?
Oui pour la formule classique.
Que pensez-vous de l’à-valoir ?
Si l’on prend un risque vis-à-vis de l’impression, ne peut-on pas prendre le même vis-à-vis de l’auteur. La publication est un pari sur un texte et sa présentation. Je le prends à ma mesure. Donc oui, l’à-valoir me paraît une bonne formule.
Que pensez-vous des auteurs qui réclament un à-valoir alors qu’ils n’ont jamais publié ?
Je ne sais pas. Je n’ai pas l’habitude d’entendre des réclamations, je réalise un livre avec l’auteur du texte qui sera son corps. Le « avec » n’évite pas les débats, bien au contraire, mais ne met personne en situation de réclamer.
Avez-vous un diffuseur ?
Non.
Quel tirage moyen effectuez-vous ?
Fabriquant moi-même, de manière très artisanale, les livres que je publie, je déclare au préalable le tirage estimé : un pari, mais m’adapte dans les faits à la demande avec une petite longueur d’avance. Mes tirages réels ? Entre 50 et 300 exemplaires.
Avez-vous un distributeur ?
Non.
Vous faites vous-mêmes votre diffusion et votre distribution. Comment procédez-vous ?
C’est encore du bricolage. Un site internet pour la vente par correspondance, des dépôts en librairie, des dons en bibliothèques, quelques ventes directes.
Vos ouvrages sont-ils référencés sur Electre ? Sur Dilicom ?
Tous sur Dilicom ; un pour l’instant sur Electre.
Faites-vous de la vente directe ?
Oui.
Avez-vous un site internet où les clients peuvent acheter vos ouvrages ?
Oui. Mais j’essaie de ne pas créer une boutique à clics, je préfère le contact de personne à personne, de la prise de commande jusqu’à sa réception et, mieux encore, l’avis du lecteur. À ce propos il est remarquable de constater à quel point les utilisateurs du web se sont habitués à la réponse de robots, ils sont – souvent – fort étonné de recevoir une réponse directement rédigée et adressée par une personne humaine.
Etes-vous bien accueilli dans les points de vente lorsque vous leur présentez vos ouvrages ?
Oui et non. Le oui : parce que je choisis les libraires, ils sont souvent intéressés ; le non : il m’est difficile de trouver le moment où ils peuvent être vraiment disponibles.
Comment procédez-vous avec les journalistes ?
Je ne procède pas trop. Je les laisse venir. Il y en a qui sont curieux et savent me contacter. Sinon, oui, j’envoie parfois un bulletin par mail. Mais là, je n’ai pratiquement aucun retour.
Avez-vous un ou une attaché(e) de presse ?
Non.
Les journalistes parlent-ils facilement de vos ouvrages, ou est-ce difficile d’obtenir un article ?
(cf. au-dessus) S’ils me contactent c’est pour écrire un article, en général, ou m’inviter pour une émission. Sinon, non, je n’ai aucun relais réel dans la presse. Je « navigue » à vue.
Participez-vous à des salons ? Lesquels ?
Très ponctuellement, suite à une invitation en général. Des petits salons de village…
Utilisez-vous internet pour faire connaître vos livres ?
Oui essentiellement via http://domec.net/ et son journal.
Avez-vous quelque chose à ajouter ?
Deux choses :
- je tente – sans réel succès pour l’instant – d’avoir des commandes régulières de bibliothèques publiques, parce qu’un seul livre peut y trouver de nombreux lecteurs.
- quelques caractéristiques de mes penchants :
- un auteur ne me cède aucun droit exclusif, il m’autorise à publier pour un temps, il est libre de faire ce que bon lui semble de son texte (l’éditer ailleurs, le diffuser sur internet, etc.),
- tous les textes publiés par les « penchants du roseau » sont librement lisibles via internet. Une lecture particulière et souvent superficielle (internet) n’empêche en rien la lecture profonde dans un livre. De plus elle permet à un éventuel acheteur de prendre connaissance du texte avant de faire son choix,
- « les penchants du roseau » réalisent toutes les opérations entre le manuscrit et sa lecture : le choix, la conversation éditoriale, la maquette, la fabrication des livres et leur distribution. Il y a donc zéro pilon.