Le reportage Kindle dans Capital (20/02/12)
Sur M6 hier soir, il y avait un reportage sur les liseuses numériques dans l'émission Capital. N'ayant jamais vu comment fonctionnaient ces machines, le reportage m'a permis de me faire une idée. Les liseuses sont légères, peu encombrantes et le téléchargement des livres est très rapide. Une dame a testé son Kindle en achetant un livre numérique de Maxime Chattam. En 3 secondes, le fichier était sur l'appareil, prêt à lire.
On a pu suivre également une responsable de la maison d'édition Robert Laffont se rendre chez Nord Compo, afin qu'un opérateur prépare la mise en page d'un livre. Cette opération est facturée 1000 euros d'après le reportage (je facture moins cher), et comprend les fichiers pour l'imprimerie mais également le livre numérique. Après quelques images dans une imprimerie, l'équipe de tournage se rend à Paris, au siège de Robert Laffont. Là, une employée gère les fiches, biographies et mises en ligne des ouvrages numériques. A un moment, le journaliste l'a coincée avec une question dérangeante, car il a demandé pourquoi des livres numériques étaient plus chers que les livres de poche. Embarras de la dame, qui n'a pas voulu ou pu répondre. D'après le journaliste, il y aurait une entente des éditeurs pour ne pas pénaliser le secteur du poche. Est-ce conforme aux règles de la concurrence ? Je n'en suis pas sûr.
La démonstration chiffrée avec des graphiques a également montré que la rentabilité d'un livre numérique était plus intéressante pour les éditeurs que de faire des livres imprimés. Bien entendu, les auteurs restent les parents pauvres, leurs droits passant de 10% (papier) à 15% (numérique) alors que la part des éditeurs augmente beaucoup plus. Et que dire des rabais sur les livres numériques, qui sont juste 20 à 30% moins chers que les livres grands formats. Le partage des gains réalisés dans le numérique ne me paraît pas juste. Perso, comme je l'avais indiqué à mes auteurs et sur ce site, je leur ai donné l'intégralité de la diminution de la TVA (de 19,6 à 7%). Ils touchent 23% de chaque livre numérique (25% si la TVA passe à 5,5%). Avec ce système, ils ont une rémunération proche ou supérieure à celle des livres imprimés.