Dix points à découvrir pour les auteurs / Rentrée en librairie (31/08/09)
En lisant l’article du Figaro sur les dix points essentiels pour faire carrière comme écrivain, je me dis que c’est mal barré pour moi ainsi que pour les petits éditeurs. Je vous cite le passage relatif à l’attachée de presse : « Essentielle (le féminin l'emporte dans la profession, la Halde ne nous en voudra pas) dans l'obtention de vos retombées médiatiques. Sachant que la motivation professionnelle essentielle d'un critique littéraire est de DÉJEUNER À L'ŒIL cinq jours ouvrables (six pour les plus travailleurs ou les célibataires, le septième ils digèrent), il faudra que votre attachée de presse soit très mince ou bien se fiche de sa ligne. »
Ben là ça coince ! Comme les petites maisons d’édition n’ont pas de budget pour rémunérer une attachée de presse, elles en ont encore moins pour payer des notes de restaurants. Donc quasiment aucune chance d’obtenir un papier. Déjà que les SP arrondissent les fins de mois… Si des écrivains veulent être édités et avoir des articles dans la presse, je leur conseille de contacter en priorité les éditeurs qui ont un compte ouvert dans un restaurant avant d’envoyer les manuscrits.
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Article intéressant dans le journal Ouest-France du 29 août : Comment les libraires endiguent le flot de la rentrée. Des employés de la librairie Coiffard (Nantes) répondent :
« …, nous avons le sentiment d’être submergés. Tout ça arrive par vague. On n’a pas le temps de regarder chaque bouquin. Ce qu’on faisait à une époque. Au moins, on lisait la 4e de couverture, on feuilletait. Aujourd’hui, il y a tellement de choses qui nous passent dans les mains. » Aline
« On lit trop vite. Il n’y a plus le plaisir. Et le soir où vous ne vous plongez pas dans un livre, vous culpabilisez. J’ai une pile de bouquins à lire, qui s’agrandit sans cesse. Pris par le temps. C’est perdu d’avance ! » Sylvie
« Il y a des livres qu’on aime et qu’on n’arrive pas à vendre. Parce que l’écriture, le style, ne sont pas faciles, qu’il faut faire des efforts. Là, c’est galère. Quand vous en vendez douze, vous êtes contents. » Claudine