Avoir un contrat d'édition et le gâcher (10/02/09)
Il est difficile d’obtenir un contrat d’édition pour un auteur, surtout en cette période d’incertitude économique. Quand après avoir envoyé plusieurs manuscrits à des éditeurs, un auteur parvient à obtenir un contrat d’édition, il ne faut pas crier victoire trop vite. Ce n’est pas parce que le contrat d’édition est signé que c’est dans la poche.
Pour la première fois depuis que j’ai commencé mon activité, je rends son texte à une auteur avec qui j’ai signé un contrat. Elle n’a plus qu’à chercher ailleurs et reprendre sa quête. Trop sûre d’elle, elle a oublié qu’un contrat est un mélange de droits et de devoirs, que ce soit pour l’éditeur, mais aussi pour l’auteur.
Parmi les obligations de l’auteur, il y a en particulier le fait de rendre à l’éditeur un texte définitif et bien entendu publiable. Concrètement, qu’est-ce qu’elle m’a envoyé ? Un texte truffé de fautes d’orthographe et de grammaire, avec des phrases sans ponctuation, une héroïne qui change de prénom plusieurs fois au fil des pages, des modifications demandées et non effectuées… Bref, un texte impubliable en l’état alors qu’elle m’avait présenté son texte comme terminé et définitif. Au mieux, son texte est un brouillon.
Le pire, c’est que toute guillerette, elle souhaitait que son livre paraisse le plus vite possible. Il ne sortira pas sous le nom de ma maison d’édition en tout cas.
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