Le débarquement du numérique (20/10/08)
On entend beaucoup parler des lecteurs numériques d’Amazon, Sony ; de Kindle et autres supports. Déjà, je trouve que ces lecteurs ne sont pas donnés (299 euros pour le Reader Sony). Mais passons. Ce qui me navre un peu, c’est de lire que les livres vendus au format numérique auront un prix moyen 10 à 15% inférieur à la version papier. Là, je dis qu’il y a de l’abus. Dans la chaîne du livre actuel, le libraire reçoit en moyenne 33% du prix du livre. S’il n’intervient pas dans le processus de vente des livres numériques, pourquoi ne pas utiliser cette remise au profit du client et diminuer le prix de vente d’autant ? En économisant 33%, pourquoi l’éditeur ne consent-il qu’un écart de prix de 10-15% ? C’est la même chose pour l’impression des ouvrages où l’éditeur économise sur ce poste de dépenses.
En gardant un prix similaire entre livres papier et numérique alors que deux acteurs (imprimeur et libraire) ne sont plus dans le jeu, il reste deux options pour savoir où va l’argent économisé sur les librairies et les imprimeurs :
- soit cela permet d’augmenter les droits d’auteur ;
- soit les éditeurs mettent dans leur poche ce qui finissait auparavant dans le tiroir-caisse des points de vente et des imprimeurs.
Les plate-formes qui vont vendre les fichiers numériques vont être rémunérées bien entendu, mais je ne pense pas qu'elles prennent 40% du prix du livre !