L'affaire Demonchy (1/3)
La publication de l'article d'Anne-Sophie Demonchy sur son blog, à propos des tarifs et des services de l'agence littéraire de Versailles, a suscité de nombreuses réactions sur la toile. Des internautes défendent Anne-Sophie Demonchy, d'autres prennent fait et cause pour l'agence littéraire.
D'un côté comme de l'autre, des arguments sont pertinents. Nous en dressons ci-après une petite liste :
En faveur de Mme Demonchy
- la somme demandée par l'agence est élevée et reste acquise
- l'usage est de se faire rémunérer en droits d'auteur, de ne pas demander d'avance aux auteurs
- l'agence ne donne pas de références de livres publiés grâce à elle
En faveur de l'agence littéraire
- tout travail mérite salaire
- rien n'oblige juridiquement l'agence à utiliser le mode de rémunération de ses confrères
- personne n'a obligé les auteurs à signer le contrat
Des clients de l'agence littéraire ont laissé des messages sur des forums et des blogs. Certains sont contents des services de l'agence, d'autres regrettent leur choix (et leurs 900 euros). Des auteurs indiquent qu'ils préfèrent régler 900 euros à une agence pour démarcher les éditeurs à leur place, plutôt que d'envoyer 30 manuscrits revenant à 30 euros pièce (photocopies, reliures, frais postaux, d'essence). Voilà un autre argument qui est recevable, mais qui nous a mis la puce à l'oreille. En effet, dans son article consacré au décryptage de l'agence littéraire, Marc Autret a ainsi relevé en parlant du contrat et de l'auteur : "Ne paie-t-il pas déjà, comme l’indique l’article 4 du contrat, tous les frais d’envoi et de photocopie des manuscrits et des documents de présentation utilisés par l’agent ?"
Si tel est le cas, cela signifie qu'outre les 900 euros, des frais que des auteurs pensaient éviter de régler, s'ajoutent au total. 900 euros + frais de photocopie et d'envoi + frais intranet de 150 euros (ce supplément permettant de suivre l'état d'avancement des prospections).
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