L'éditeur en cellule
Rassurez-vous, je n'y suis pas resté longtemps, juste quelques secondes. A force d'éditer les livres des autres, j'ai eu envie de raconter moi aussi une histoire (d'où l'absence de billets ces derniers temps). Je me suis donc remis à l'écriture pour écrire un petit roman policier. Pour avoir des détails sur les procédures, j'ai été à la gendarmerie. Pendant que j'y étais, j'ai demandé à visiter une cellule. Celle dans laquelle je suis entré était propre, chauffée. Pas de fenêtre, juste deux cubes de verre qui laissent passer un peu de lumière. Les gardés à vue ont un matelas peu épais avec deux couvertures.
Cet après-midi, je suis allé porter des livres à la gendarmerie pour les militaires qui m'ont accordé de leur temps. J'en ai aussi mis en dépôt à l'espace multimédia d'un Super U. Jeudi, je vois deux journalistes. Par contre, toujours aucune nouvelle de la petite librairie à qui j'étais allé proposer l'ouvrage en premier. Je lui avais laissé la couverture, le premier chapitre et les conditions commerciales. J'avais procédé de même auprès de l'espace multimédia. La responsable du rayon livres étant en congé ce jour-là, j'avais donné la documentation à l'une de ses collègues. Le lendemain, la responsable de rayon me rappelait pour me dire oui. Je peux comprendre que la librairie n'ait pas envie de vendre mon livre pour x raisons. Mais si des gens me demandent où acheter mon livre, je leur dirai "au Super U". Idem pour les articles de presse : ils indiqueront que le livre est en vente au Super U.
On ne peut pas aider les petits commerçants contre leur volonté.