La crise commence à toucher l'édition (27/01/09)
Réduction des effectifs et des parutions, faillite, redressement ou liquidation judiciaire. Les dernières nouvelles ne sont pas optimistes pour l’édition, que ce soit pour les petites ou les grandes maisons. Scali ? Liquidation judiciaire. Editions du Panama ? Redressement judiciaire. La Martinière ? Réduction des effectifs en vue. Editis ? Difficultés financières. Voilà un petit panorama des grandes maisons d’édition. Du côté des petites maisons, Michel Champendal a fermé la sienne : « Il n'existe de nos jours aucune perspective en 2009 de vente de livres pour un petit éditeur parisien publiant des auteurs inconnus débutants. Les gros éditeurs, Editis en tête, ont verrouillé toute la diffusion et la distribution des livres. »
Je partage en partie son point de vue. D’un autre côté, Scali et les éditions du Panama était/sont diffusées par Interforum (Editis). Ces deux maisons ont vendu des ouvrages à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, avec des articles dans la presse, des reportages à la télévision, une bonne diffusion. Et pourtant, l’une a disparu et l’autre est en redressement judiciaire.
Mon modèle économique ne semble pas aussi mauvais que ça, puisque je vois que des collègues l’adoptent. Auparavant, certains me prenaient de haut avec leur tirage à 1000 ou 2000 exemplaires, alors que moi je fais imprimer entre 50 et 300 exemplaires et je réimprime au fur et à mesure. La semaine dernière, un éditeur m’a envoyé un mail où il m’annonce qu’il est dans une mauvaise passe financière. Il imprime tous ses livres à 1000 exemplaires et ses dernières parutions ne dépassent pas les 200 ventes. Du coup, il perd de l’argent puisque le seuil de rentabilité n’est pas atteint (environ 500 ventes). Eh oui, quand on imprime 200 exemplaires comme moi et qu’on les vend, on gagne de l’argent, contrairement à cet éditeur qui a tout de suite imprimé 1000 exemplaires.
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