Les inventaires des librairies (07/04/09)
C’est la période des inventaires dans de nombreux points de vente. Et qui dit inventaire dit retour si le libraire décide de ne plus conserver des titres. C’est là que ça fait mal aux distributeurs et éditeurs quand les cartons de livres invendus reviennent. Si ces livres* ont été payés par les librairies, distributeurs/éditeurs doivent les rembourser (* faculté de retour d’un an pour les nouveautés). Pour les auteurs, les conséquences de ces inventaires peuvent être dramatiques : leurs livres étaient dans les points de vente par centaines ou milliers et voilà qu’une grande partie revient dans les entrepôts. Les droits d’auteur escomptés fondent comme neige au soleil et l’ego en prend un coup. Pensez donc, des auteurs fanfaronnent parce que leur ouvrage est sorti à 5 000 exemplaires et distribué partout en France. Du coup, ils calculent qu’ils vont toucher plusieurs milliers d’euros de droits d’auteur… Et patatras. Les retours arrivent et 5 000 exemplaires mis en place moins 4 500 retours, ça ne fait que 500 ventes effectives (et donc payées).
Avec le système du dépôt, nos autres petits éditeurs n’avons pas tous ces soucis de remboursement à faire, comme les grosses structures. Les livres se vendent ? On facture. Ils ne se vendent pas ? On les reprend. Hier, j’ai été récupéré 9 livres comme ça dans un point de vente et la responsable m’a demandé de facturer ce qui avait été vendu. 9 livres récupérés pour 105 déposés dans cet espace multimédia, c’est pas mal. J’aimerai bien que tous les points de vente vendent 100 exemplaires comme ça. Dans d’autres points de vente, comme ils voient que ça part, ils ont décidé de conserver les livres. Là pareil, j’ai fait les factures des livres vendus.
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