Quand le service comptabilité pénalise sa propre librairie (28/04/09)
Quand on joue avec le feu, ça passe ou ça casse. Là en l’occurrence, ça casse. Une librairie vient de me faxer une commande. C’est la troisième fois que cette librairie me commande le même titre en peu de temps, preuve qu’il séduit leurs clients. Où est-ce que ça coince ? Au niveau du paiement. Cette librairie figure sur ma liste noire depuis qu’elle a réglé sa première facture avec beaucoup de retard. Du coup, je leur faxe une proforma. Tant que je ne reçois pas leur paiement, je n’envoie rien. Ce qui pénalise la libraire qui attend la commande et qui est au contact des clients. Tout ça à cause du service comptabilité de la librairie.
Le petit jeu de ne pas régler les factures des éditeurs/distributeurs ne peut fonctionner que si la librairie ne travaille qu’exceptionnellement avec un éditeur/distributeur. Commande unique, petit montant, on laisse filer, le temps que le créancier en ait assez de réclamer. Et on garde l’intégralité du prix du livre dans sa caisse. Sauf que lorsqu’un client vient commander un titre de l’éditeur que le service comptabilité a floué, tout se complique :
- soit la librairie commande (il y a de grandes chances que l’éditeur ou son distributeur envoie une proforma ; la comptabilité devra payer le montant demandé, voire en plus l’impayé toujours en cours).
- soit la librairie prend le risque de perdre un client qui va aller acheter le livre chez un confrère ou sur une librairie en ligne.
Sinon, une autre librairie m’a envoyé un chèque pour une facture… qu’elle a déjà réglée il y a 1 mois. J’ai retourné le chèque.
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