La sélection des manuscrits (23/10/08)
Les mails et les lettres de refus ont été postés hier aux auteurs dont le texte n’a pas été retenu pour publication. Si vous m’avez envoyé un texte et que vous ne recevez rien cette semaine, c’est que votre ouvrage a franchi la première étape du processus de sélection. La première étape se décompose comme suit :
- lecture du résumé (parfois il n’y en a pas, pensez-y), des premières pages, de pages prises au hasard, de la fin. Si je n’ai pas été convaincu, une lettre de refus est envoyée.
Les manuscrits qui passent la première étape vont bénéficier d’une lecture plus approfondie. Approfondie signifie que la lecture peut concerner le texte entier ou s’arrêter au milieu si je m’ennuie. Editant peu de livres par an, je ne pourrais sans doute pas offrir de contrat à tous les manuscrits qui m’intéresseront. Et puis le programme 2009 est tributaire des ventes de cette année. J’édite avec les bénéfices des ventes (pas à crédit comme des confrères qui déposent le bilan parce qu’ils ont vu trop grand) : plus les bénéfices seront importants, plus je pourrai éditer de titres.
Tout à l’heure, une auteur m’a téléphoné pour connaître les motifs du refus. C’est vrai qu’une lettre type n’apporte pas beaucoup de renseignements et qu’un auteur aime savoir le pourquoi du comment. Au début de mon activité, je passais du temps à personnaliser les lettres, à lire tous les manuscrits en entier et à donner des conseils. Résultat, des mails d’insultes parce que j’avais indiqué à l’auteur que son texte n’était pas publiable ; d’autres qui n’acceptaient pas les critiques ; d’autres enfin qui suivaient scrupuleusement mes conseils pour retravailler leur texte et qui allaient se faire publier ailleurs. Depuis, plus aucun motif n’est donné dans les lettres de refus.